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 L'académie

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Kenter
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MessageSujet: L'académie   Mar 18 Fév - 2:10

Alors, j'en avais parlé, et voilà la première nouvelle d'introduction à un gros projet d'urban fantasy traitant d'une espèce de mascarade de sorciers cachés dans notre société. Cette première nouvelle sert surtout à présenter l'univers, ses règles, ses grands personnages...Quelques uns des futurs personnages principaux, dont Stephane, sont là. Stephane est un magicien, né avec ses pouvoirs, ils ont été scellé à sa naissance jusqu'à ce qu'on vienne l'entraîner. Stephane n'est pas un magicien dangereux est puissant, sur les 60 000 magiciens du monde, il porte le numéro 9 541, et même si c'est largement au-dessus de la moyenne, il est peu entraîné, n'est pas intéressé par les pouvoirs "superflus", et surtout, il n'a que vingt et un an. Alors qu'on dit que pour tout magicien ayant un numéro supérieur à 20 000, il faut le temps d'une vie pour maîtriser la complète étendue des pouvoirs. Alors oui, ce type qui est habitué à vivre parmi des gens normaux se fait beaucoup d'illusions quant à son propre pouvoir.
Et précision : Le numéro est un sortilège, une façon d'humilier tout le monde en montrant objectivement à quel point ils en sont. Mais il ne représente que le pouvoir "brut", pas à quel point ce pouvoir est maîtrisé.
N'oubliez pas que c'est de l'écriture automatique, aussi, hein. Poussée d'inspi, et tout et tout. Quand (si) tout sera écrit, je retravaillerai intégralement.


Le banquet

    Stephane repoussa ses draps et se leva quand le soleil vint percer la fenêtre et brûler ses paupières. Il rejetta en arrière ses cheveux blonds et alla vers son miroir.
    Chaque fois qu'il était torse nu, ce tatouage le tourmentait. Il avait vu le numéro changer spontanément une douzaine de fois, et même s'il se jurait que cela n'avait aucune importance, il continuait, chaque matin, de le vérifier.
    Le même que la veille, les chiffres s'entrelaçaient, un genre d'artistique morbide qui marquait son appartenance à un autre monde :
    9541
    Toujours le même que la veille. Il leva ses yeux embrumés par le sommeil vers des épaules relativement larges, un début de barbiche dorée, une paire d'yeux marrons et une coupe de cheveux frénétiquement désordonnée.
    C'était un samedi, tout autre homme de son âge aurait profité du repos, mais il était obligé de tenir une promesse idiote, regrettée dès qu'elle fût prononcée.
    Le peigne rapidement passé, les vêtements rapidements enfilés, il prit le chemin du cinéma.

    Encore en retard, pensait-il. Les autres seront bientôt là-bas.
    Il prit le raccourci qu'il connaissait, en se dirigeant vers une ruelle peu fréquentée et passa trente secondes à remuer les doigts pour tordre la lumière autour de lui. Pas réellement de l'invisibilité, mais ça fera l'affaire.
    Il sauta d'une vingtaine de mètres sur un toit, et sauta vers le suivant. Le trajet le plus court était celui en ligne droite.
    Cinq minutes plus tard, il se reposa dans une ruelle sombre, passa trente nouvelle secondes à dissoudre le sorts puis avança tranquillement vers le cinéma.
    Marie y était déjà. Il avait un faible pour la jeune rousse, et cela semblait réciproque.
    «Première arrivée, déclara-t-il d'un sourire volontairement stupidement charmeur, c'est plutôt ponctuelle.
    - Il y a des gens ici qui ont un minimum de respect pour les horaires. Et c'est surtout pour énerver le retardataire chronique.»
    Profitant de ce qu'ils étaient seuls, Stephane esquiva la bise de salutaton pour le baise-main. La voir rougir l'amusait.
    C'était une journée de printemps, le soleil peinait à se faire voir derrière les nuages et le vent rafraichissait un peu trop l'atmosphère au goût de Stephane.
    Ils échangèrent des banalités avant d'être interrompus par un tapotement sur l'épaule de Marie. Elle se retourna et vit Chloé.
    «Pas de soudaine poussée de croissance depuis hier, déclara Stephane narquois, d'un certain côté, ça te rend quasiment invisible.»
    La petite taille de Chloé était un sujet de plaisanterie récurrent. Du haut de son mètre soixante à 19 ans, la brune était néanmoins largement remarquable. Ses yeux verts et son front étaient sublimés par sa paire de lunette et sa tendance à se tenir sur la pointe des pieds effectuait sur les hommes un peu sensible le même effet que la vue d'un chat tentant d'atteindre un objet trop haut.
    Stephane n'était pas un homme sensible.
    «Blague à part, commença la brune, le film commence dans cinq minutes. On parie qu'il sera en retard ?
    - Et qui irait parier qu'il sera à l'heure ?
    - Moi, répondit Chloé, le perdant paie les boissons.»
    Les jeunes filles s'étaient déjà serré la main quand Stephane vit débarquer une chose hirsute aux yeux déments qui courrait vers eux.
    La manipulatrice...
    Damian était arrivé, essoufflé et les cheveux fous. Elle devait l'avoir déjà vu. Stephane, malgré ses plaisanteries, remarquait qu'il n'y avait pas pire idée que de faire un pari avec Chloé.
    « Parti en retard...Quelque chose à gérer...Boulot...
    - Si tu reprends pas ton souffle, plaisanta Stephane, tu vas te tuer. Marie nous offre les boissons.»
    Stephane appréciait vraiment Damian, déluré, retardataire, toujours le premier à plaisanter. Et pourtant, sous cette allure ridicule se cachait un esprit particulièrement fin. Ils se connaissaient depuis deux ans, et Damian était toujours le meilleur à chacun des cours. Incapable de gérer correctement un emploi du temps, il finissait tout de même par se débrouiller pour que rien n'arrive de grave, malgré sa boulimie en matière de clubs et de projets.
    Trois pièces de théâtre tous les ans, des groupes de peinture, les histoires de coeur qu'il enchaîne et dont il évite de parler...Incroyable qu'il ne soit pas mort de surmenage au lycée.
    « Le film a commencé, déclara Marie pragmatique, on a déjà les places et je paie les boissons.»
    Le film était mauvais, bien entendu, Chloé l'avait choisi. Une histoire minable de vampire tué par un chasseur et d'un autre vampire combattant sa nature.
    Si les scénaristes avaient vu des vrais vampires, ils comprendraient qu'il n'y a pas de chasseur normal qui puisse les tuer. Un vrai les déchiqueterait comme des mouchoirs.
    Les mots de Ronnon lui revenaient à l'esprit à ce sujet :
    Un homme qui n'a pas vu ce qu'on appelle un vampire à l'oeuvre ne sait pas ce qu'est la vraie invincibilité.
    Damian n'avait pas l'air de suivre, ses cheveux avaient tendance à cacher ses yeux, mais le regard affûté d'un magicien montrait qu'il semblait plus intéressé par ce que Chloé lui chuchotait à l'oreille.
    Impossible de regarder quoique ce soit quand ils s'assoient à côté l'un de l'autre, ils finissent toujours par bavarder quand ils voient quelque chose de stupide.

    Le film terminé, Stephane regarda sa montre, manquant de renverser le soda si gracieusement offert.
    «Bon, je dois vous faire faux bond. Il est midi, j'ai rendez vous a treize heure.
    - Elle est mignonne ?»
    Le regard furibond de Marie était sur Damian. Une personne moins psychologue que Stephane pourrait croire qu'il avait gafé, mais c'était le jeu préféré de Damian, ce genre de petites répliques qui mettent les gens mal à l'aise pour tester leurs sentiments.
    Vraiment un sacré comédien, dommage qu'il se serve principalement de ça pour gêner tout le monde.
    Stephane trouva finalement que le jeu était plutôt amusant, et Marie tentant son possible pour cacher ses rougissements était un spectacle à côté duquel on ne pouvait pas passer.
    «Plus mignonne que ce que tu auras jamais, répondit-il avant de saluer le groupe de la main.»
    Il traversa la rue, attendit d'être hors de vue pour rejoindre une ruelle sombre et rejouer son petit manège. Cette fois-ci, ce n'était pas une question de raccourci, c'était une nécessité. Il fallait sauter de toit en toit jusqu'à arriver au chateau d'eau.
    Il se rendit à nouveau visible avant de se mordre le doigt et de tracer un léger cercle de sang sur la paroi du château d'eau. Il traversa le mur.

    L'intérieur était toujours aussi spartiate, meublé du strict minimum. A chaque fois qu'il traversait ce chateau d'eau, il se sentait à l'intérieur d'un monastère ou d'une paroisse obscure. A dire vrai, il était à peu près sûr que l'intérieur était une paroisse intégralement refaite.
    Il vit là depuis soixante ans, il ne va pas changer subitement la décoration parce que je ne l'ai pas vu depuis un mois.
    Il descendit les escaliers vers la salle principale, une sorte de salle de messe dépourvue de bancs où un trône remplaçait l'autel. Trône de marbre, la seule chose luxueuse ici.
    Et il y a d'autres magiciens qui mettent des trônes d'obsidienne incrustés de diamants noirs et de rubis.
    Chez les maîtres de groupe de magiciens, de tradition pour utiliser le terme exact, il était de rigueur à peu près partout dans le monde d'avoir un trône et une sorte de salle d'audience. Au fond de lui, Stephane savait que cette mode s'était developpée en pâle imitation de l'empereur sorcier, et Ronnon était d'accord. Simplement, un chef sans trône et salle d'audience n'était pas un chef respecté.
    Ronnon était assis et Stephane profita de son assoupissement pour le contempler.
    Ronnon, maître des disciples masqués, était un vieil homme. Il était difficile de determiner son âge exact, tant son corps semblait un champ de bataille où se battaient différentes décennies. Ses cheveux rugueux viraient progressivement d'un brun clair au gris, mais ils arrivaient, lorsqu'il était assis, à ses genoux. Les muscles de ses bras étaient réellement impressionants, comme ceux que pourrait avoir un champion de culturiste à la retraite. Ils semblaient encore fermes, mais s'étaient réduits sous le poids des ans. Son visage se ridait peu à peu et ses lèvres pâlissaient pour atteindre un rose clair.
    Il portait un simple pantalon, pas de chaussures ni de haut. C'était une manière d'exposer le tatouage indiquant son rang:
    267
    Cela suffisait pour Stephane à imposer le respect. Chaque magicien naissait avec un tatouage indiquant son rang de puissance brute par rapport aux autres, qui changeait selon les morts et les naissances, ou les très rares gains ou pertes de pouvoirs. Il était le deux-cent soixante-septième plus puissant sorcier, dans un monde qui en comptait à peu près soixante-mille. Stephane l'avait peu vu utiliser sa magie, mais il le faisait sans aucune forme d'incantations. Tous les sorts nécessitaient des composantes, verbales, gestuelles ou matérielles, et seuls les plus grands étaient capable d'en utiliser sans. Stephane lui-même était incapable de se camoufler sans passer une trentaine de secondes à remuer les doigts. Il n'arrivait, sans composantes, qu'à améliorer sa condition physique. Pour sauter de toit en toit.
    Ronnon se réveilla. Stephane se pencha en avant.
    «Maître...
    - Les politesses attendront. Il y a une chose importante dont il faut que nous discutions.»
    La voix grave de Ronnon raisonnait à travers toute la pièce, faisait presque trembler les objets.
    «Je vous écoute, y a-t-il un problème ? Et pourquoi n'y a-t-il personne ?
    - J'attends un messager. J'ai renvoyé les apprentis chez eux, et je t'ai convoqué pour que tu te charges de ce que le messager va apporter.»
    Stephane se sentit décontenancé. Une mission spéciale ? De quel genre ? Il s'était toujours contenté d'être un apprenti attentif à qui l'on ne demandait rien. Il voulut ouvrir la bouche, mais Ronnon lui intima le silence du haussement de son index.
    «Tu comprendras tout en temps voulu. Assieds-toi à mes côtés, je veux qu'il comprenne qu'il doit s'addresser à toi comme à moi.»
    Deux longues minutes passèrent, tandis que Stephane n'osait pas regarder à sa gauche. Ronnon disait être juste un professeur qui apprenait aux jeunes à développer leurs pouvoirs pour survivre et les contrôler, s'il devait lui confier une mission, cela devait être important.
    Les deux portes de bois s'entrouvirent sur un petit homme encapuchonné et drapé dans une robe noire hypnotique.
    « Je vous salue, Ronnon, maître des disciples masqués, protecteur du silence et ancien dieu-roi du Caire.»
    Stephane tenta de comprendre ces titres. Maître des disciples masqués s'expliquait de lui même, protecteur du silence était une façon alambiquée de référer au fait que Ronnon s'était toujours arrangé pour empêcher les actes des sorciers incapable de se contrôler d'avoir des répercussions dans la presse, mais "ancien dieu-roi du Caire" ? Ronnon, régner sur le Caire ? Il parlait souvent des mages qui se faisaient passer pour des divinités, mais...
    «Cela, déclara Ronnon, a beau être le repaire des disciples masqués, nous présentons nos vrais visages et nos tatouages ici.
    - Et il serait fâcheux de violer vos traditions.»
    Stephane se sentit...Effrayé. L'homme qui se tenait devant lui n'avait que le reflet de la lumière dans ses yeux et une voix doucereuse, il lui semblait que chacun des mots qui sortaient de la bouche de cet homme était un boa prêt à étrangler sa proie.
    Il défit la ceinture qui faisait tenir sa robe en place et la laissa tomber. Son visage était banal, ni beau ni laid, cheveux noirs courts, yeux bruns, peau un tantinet bronzée, nez court...Mais quelque chose choquait Stephane.
    Où est son tatouage ? Ce n'est pas un magicien ?
    Ronnon se tourna vers lui:
    «C'est un sujet à aborder en profondeur plus tard, mais l'utilisation intensive de magie sur de longues périodes a tendance à laisser l'utilisateur déformé physiquement. Les vieux mages doivent...Nous devons nous cacher derrière des illusions imitant notre ancienne apparence.»
    L'homme sourit. Stephane cligna des yeux, mais pas de doute: ses contours devenaient flou. Une illusion se brisait. Trois clins d'oeil plus tard, sans transformation ni rien, se tenait devant lui un monstre.
    La moitié gauche du visage blanchâtre, l'autre moitié noirâtre, des griffes partaient de chacune des mains, puis se courbaient. Les genoux s'articulaient dans le mauvais sens, comme des pattes de cheval ou de bouc et la langue réptilienne rentrait et sortait pour humer l'air. Sur son épaule droite, le tatouage, peu visible car noir sur noir, un effet de lumière permettait d'en apercevoir le reflet :
    290
    Stephane tentait de retenir les tremblements et de garder contenance.
    «Je n'ai qu'une chose à vous annoncer, dit l'homme absurdement stoïque, le moment est venu. Le vieillard du sud a décidé de laisser la mort le prendre et invite tout groupe désirant sa collection à envoyer ses représentants.»
    Ronnon lui fit signe de se retirer, il remit sa robe et rabattit son capuchon avant de refranchir les portes.
    La porte de l'académie était en réalité un genre de nexus, qui permettait aux magiciens puissants, tous ceux dont le numéro était supérieur à deux mille, de voyager jusqu'aux nexus des autres académies. Un genre de système de communication.
    «De quoi s'agit-il, Ronnon ?
    - Le vieillard du sud, répondit Ronnon d'une voix plus douce et pédagogue, est le surnom que les magiciens français donnent à l'un de leurs pairs. Un ancien vivant dans une villa près de la mer. On l'appelle aussi le collectionneur, son vrai nom s'est perdu dans l'histoire. Il a abusé de tous les moyens possibles pour prolonger sa vie, apparemment. Sa collection est la plus précieuse de toute l'Europe.
    - Et on la veut.
    - Cela et une autre chose. Regarde ton tatouage.»
    Stephane glissa un oeil sous sa chemise. Son numéro avait changé:
    9510
    Il envoya à son mentor un regard appeuré.
    «Tu n'as pas changé. Ils ont commencé à s'entretuer. Partout en Europe, tous ceux qui sont intéressés ont commencé à se battre pour empêcher leurs rivaux de prendre le contrôle de la collection.
    - Mais...Une trentaine en trois heures ?
    - Ils sont plutôt raisonnable par rapport aux dernières fois, l'histoire raconte qu'un matin, de nombreux sorciers se sont réveillés en découvrant que leur numéro avait changé de plus d'un millier. Ce sont des jeunes, ils veulent s'envoyer des éclairs au visage pour prouver qu'ils méritent cela plus que d'autres. C'est une méthode comme une autre.»
    Stephane prit quelques secondes pour digérer la nouvelle...Il envisageait la possibilité d'être l'un de ces trente-et-un anonymes disparus en l'espace de quelques heures. Il rejetta un oeil vers son tatouage, les anonymes étaient passés à trente-quatre.
    Et il y a ceux qui ont un numéro plus bas que le mien, qui ont pu aussi se faire tuer.
    «Tu vas aller à la villa du collectionneur, tu vas faire bonne figure, et t'arranger pour que cette affaire soit réglée au plus vite. La collection me fait envie, mais je peux m'en passer.
    - Attendez, pourquoi moi ?
    - Pourquoi toi ?»
    Ronnan avait un sourire carnassier.
    «Parce que tu es poli, le collectionneur aime ça. Relativement humble, ça lui plaît. Et que si je dois envoyer un représentant qui fait honneur à mon ordre, je préfère que ce soit toi. Les autres sont peut-être plus forts, mais tu représentes mon idéologie. Un sorcier qui vit normalement, sans tuer qui que ce soit, et sans chercher à manigancer contre les autres.
    - Vous m'envoyez peut-être à l'abattoir pour une idéologie ?
    - Surveille ce ton, jeune homme, intima Ronnon, tu ne pourras comprendre que lorsque tu verras en plus grand les choses. Je suis un modèle pour beaucoup, je dois montrer l'exemple, donner une conduite à suivre. Tu iras, et tu reviendras sauf. Voilà tout. As-tu des questions ?»
    Stephane prit le temps de réfléchir.
    «D'autres groupes de sorciers seront là ? Lesquels ?
    - Presque tous enverront un représentant. Nous sommes dans la vieille Europe, on ne peut s'attendre qu'à une trentaine de personnes au mieux.
    - Attendez, s'affola Stephane, ils n'y seront pas ?
    - Si, répondit Ronnon impassible, la tâche que s'est attribué le seigneur Trayus est de restreindre la société, de contrôler les dérapages. Il enverra certains de ses apprentis personnels, c'est sûr. Mais c'est plutôt une bonne nouvelle.»
    Stephane peinait à comprendre en quoi la présence d'un ou plusieurs sorciers capable de réécrire la mémoire d'une ville entière en quelques secondes était une bonne nouvelle, mais il se résolut à ne pas poser de question.
    «Bon, je suppose que je dois être prêt dans quelques jours.
    - Non, ce soir. Ça ne durera pas plus d'une nuit, et nous sommes samedi.
    - Soit. Une dernière chose que je devrais savoir avant de foncer dans une villa contenant les sorciers les plus dangereux du monde ?
    - Oui. Tu te trompes.»
    Stephane ne comprit pas immédiatement cette phrase. Ronnon avait l'habitude d'un simple «tu te trompes» lorsque la phrase précédente contenait une affirmation erronée.
    Les sorciers les plus dangereux du monde ? Non, si les apprentis de Trayus y sont, ce n'est pas faux. Ce qui signifie...
    Son visage marqua une stupéfaction face au sourrire du maître des disciples masqués.
    «Tu as tout juste. Brillant. Les sorciers les plus dangereux du monde y seront. Mais il a dit tout groupe, pas toute tradition, ou même tout sorcier. Il y aura les sorciers les plus dangereux du monde, mais il n'y aura pas que des sorciers.»
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Melley
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MessageSujet: Re: L'académie   Mar 18 Fév - 13:09

J'aime beaucoup le concept continue comme ça ^^
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Kenter
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MessageSujet: Re: L'académie   Mar 25 Fév - 19:22

Et un chapitre de transition nous présentant certains des participants à la fête, j'en ferais un ou deux autres que j'insérerais avant l'arrivée de Stéphane au "banquet" éponyme. Ici, nous avons Héléna, sorcière de l'académie de Trayus. Je vous donne pas son numéro, mais un indice : Il est en-dessous de 1 et au dessus de 20.

Chapitre de transition I

    Héléna s'avança dans les couloirs de l'académie. Ses cheveux étaient proprement attachés et sa tenue était impeccable. Elle prit le temps de vérifier son odeur, craignant de sentir encore le parfum de son amant, ce qui, si ça ne risquait pas de lui valoir un reproche quelconque, causerait des bavardages.
    Héléna haïssait qu'on se mêle de sa vie. Elle était ainsi faite, toujours là pour les autres, mais refusant toute forme d'aide. Héléna était forte. Héléna avait survécu, et au cours des années, aucun autre ne l'avait fait. Héléna n'avait besoin de personne.
    Elle s'arrêta après avoir heurté quelque chose, et baissa les yeux pour apercevoir la petite fille qui jouait.
    « Tu n'es pas supposée être là, dit-elle d'un ton maternel, le maître s'est réveillé et Abraxès ne va pas arriver avant longtemps. »
    La ravissante petite fille leva ses yeux bleus sur Héléna.
    « Justement. Il n'est pas là, et il n'est pas venu me voir depuis des jours. Il est occupé ?
    - Il a sa liberté, il en profite. »
    Héléna se dit que sa réponse avait été plutôt sèche, elle sourit et ajouta :
    « Il ne t'a pas oubliée, chérie. Il viendra te voir d'ici quelques jours.
    - Mais quand il reviendra, il partira immédiatement en mission, pleurait l'enfant, pourquoi est-ce que je peux pas l'accompagner ? Trayus dit que j'ai le niveau.
    - Et alors ? Ce n'est pas une question de puissance. Si Abraxès refuse que tu l'accompagnes lui ou n'importe lequel d'entre nous, c'est pour ton bien. Maintenant, retourne dans tes quartiers, tu ne devrais pas traîner comme ça pendant que Trayus est réveillé, il aime la discipline. »
    La petite fille geignit mais repartit de là où elle était venue, laissant Héléna poursuivre son chemin.
    La salle du trône du seigneur Trayus se tenait devant elle. Le bâtiment le plus imposant jamais construit dans ce monde, dépassant toutes les merveilles du monde. Pyramides de Gizeh, colosse de Rhodes...Rien n'arrivait à dépasser cette salle d'un kilomètre de long, et de deux de larges. Richement décorée de statues, de trophées, de drapeau, aucun mot ne permettait de décrire la salle en détail.
    Et au fond se trouvait le trône en lui-même. Plusieurs centaines de tonnes d'obsidienne, incrusté de diamants noirs et de rubis, les plus grands du monde, sculptés pour former des têtes de gargouilles et de dragons.
    Abraxès rit devant les têtes de dragons depuis qu'il a l'âge de comprendre. La petite est toujours terrifiée.
    Avançant lentement, ne paraissant pas empressée, elle parcourut la distance qui la séparait du trône. Se refusant à regarder Trayus dans les yeux, elle s'inclina.
    « Je vous salue, déclara-t-elle pour entamer les salutations, Trayus, roi des sorciers, immortel législateur, empereur de tous ceux qui avancent drapés dans les ombres.
    - Et je te salue aussi, répondit une voix ne provenant de nulle part en particulier, mais de toute la salle sous forme de murmure, Héléna de Venise, égide de la résurrection, fille des tempêtes et épouse des vents. »
    Le murmure était bienveillant cette fois-ci. Si le réveil réussissait à Trayus, Héléna était prête à parier qu'il retrouverait son humeur autoritaire à la première déconvenue.
    « Héléna fille des tempêtes, reprit le murmure, tu sais ce qui se trame au bord de la mer intérieure. Je veux que tu t'y rendes et que tu surveilles le déroulement des festivités.
    - Monseigneur, déclara-t-elle solennellement, votre volonté est la mienne. Je connais les procédures. »
    Elle s'apprêta à se lever, mais fut interrompue une nouvelle fois.
    « Je ne t'ai pas dit de te relever.
    - Y a-t-il autre chose, seigneur ?
    - Oui. Le seigneur Abraxès t'accompagnera, préviens-le. »
    Héléna s'offusqua, pour une liste de raisons qu'elle ne pouvait énumérer. La plus futile étant la crise que ferait la petite en sachant qu'Abraxès repartirait immédiatement en mission, la seconde était le fait qu'elle se considérait largement capable de massacrer seule tous les faiblards qui pouvaient s'y être réunis.
    « Seigneur, hésita-t-elle, êtes-vous sûre qu'il est nécessaire que nous soyons deux pour...
    - Discuterais-tu mes ordres ? »
    Le murmure avait cessé, ces dernières paroles avaient été un tumulte qui avait fait vibrer la salle. Elle se retint de lever le regard et fixa les mosaïques qui décoraient le sol. Elle remarqua, sous l'effet de son stress, qu'elle s'était tant penchée qu'elle voyait son tatouage par-delà sa propre robe. Elle avait beau être l'élite de l'élite, elle avait beau être l'un de ces êtres qui pouvaient réduire un pays en cendre, elle n'osait pas regarder Trayus.
    S'il est en colère et que je le regarde, ce sera comme être broyée par un trou noir.
    « Pardonnez-moi, seigneur. »
    Silence. Elle se releva, les yeux fermés, mais les ouvrit un cours instant. Pas assez long pour voir Trayus, mais assez pour voir la forme dessinée qui ornait son torse au niveau du cœur.
    1
    Héléna s'inclina encore une fois en guise de salutations.
    « Votre volonté est la mienne »
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Hiyoru
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MessageSujet: Re: L'académie   Mar 25 Fév - 21:02

J'aime beaucoup ! Ces histoires de magiciens et tout... Je suppose qu'Héléna est importante pour la suite, et donc qu'elle va avoir des conséquences sur la vie de Stéphane.
En tout cas, continue comme ça, c'est super ! Smile
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Kenter
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MessageSujet: Re: L'académie   Sam 1 Mar - 1:27

Avant-dernier chapitre de transition avant la reprise de l'histoire. Merci pour les commentaires mesdemoiselles, n'hésitez pas à laisser vos impressions.

Le buffet
Transition II
    Georg avait le goût de la sécurité. Il aimait contrôler les choses de manière à ce que tout se déroule exactement comme prévu. Du haut de son mètre soixante, le petit allemand aux yeux bruns et à la barbiche avait pris le contrôle de la cellule des Technistes de Cologne. Il était l'un de ces rares sorciers à avoir réussi à mener une vie parfaitement normale sans en informer sa famille. Son épouse ne savait rien, ses deux filles croyaient que leur père était chef d'entreprise. Ce qui n'était qu'un demi mensonge.
    Ce jour-là, Georg prit la route de la loge. Une convention était organisée pour ceux qui désiraient se diriger vers la villa française du collectionneur. Georg n'aimait pas cette idée de convention, mais c'était un ordre. Lui-même dirigea cinq magiciens qui lancèrent un sort de communication qui atteint tous les sorciers de Cologne.
    Seul Trayus était normalement capable d'un prodige pareil, mais, comme le maître de Georg aimait le dire « Trayus est un géant, un rouleau compresseur, il ouvre des voies. Nous ne sommes que des petites voitures, il nous écraserait, mais en restant derrière lui nous profitons des route qu'il sécurise ». La phrase n'était pas censée être prise dans un sens aussi littéral, certes, mais elle était tout de même vraie. Le plus ancien sortilège du monde, la numérotation avait beau être inviolable, on pouvait s'en servir sans l'altérer. Georg avait eu l'idée de tracer le sortilège jusqu'à chaque magicien de Cologne, et de prendre possession de leurs appareils électroniques pour leur transmettre les invitations.
    Il avait fallu huit sacrifices pour cela.
    Frida a choisi des enfants. Ça aurait pu être mes filles.
    Il se ravisa. Si utiliser des enfants était une regrettable obligation, il s'agissait du seul moyen de pratiquer les sacrifices humains nécessaires au rituels les plus complexes sans que les disparitions n'alertent les médias.
    Et cinq d'entre eux étaient des enfants de clandestins, obligés de mendier, de voler, ou de se prostituer. Ça valait mieux pour eux, et ça n'arrivera ni à Maria ni à Alena.
    Georg tenta néanmoins d'éviter de penser à la marque qui commençait à s'inscrire sur le dos d'Alena. Il avait fait son possible pour la maquiller, la cacher à tous. Un sortilège d'illusion et « une crème pour la peau, chérie ». C'était la philosophie des Technistes : La magie était vulnérable, pouvait être dissipée, identifiée, attirait des prédateurs. La technologie mondaine, elle, ne devait jamais être négligée.
    Et à l'époque où la technologie avançait si vite, l'ordre de Georg gagnerait en pouvoir. Il était intimement persuadé que d'ici un siècle ou deux, Trayus donnerait le contrôle de toute l'Europe aux Technistes.
    Il y a néanmoins un autre problème. Les seigneurs de l'ordre vieillissent et ont du mal à s'adapter. La technologie avance plus vite que notre capacité à apprendre.
    D'où le plan qu'il avait soumis à ses supérieurs : La prise de contrôle progressive des instituts de développement technologiques, afin de ralentir et de diriger ce progrès. Il fallait être patient, et un bon plan se devait de s'étaler à long terme.
    Ce genre de pensée faisait frémir Georg : A quel point Trayus et ses apprentis planifiaient la marche du monde ?
    Il s'approcha de la salle de réception, ajustant son smoking afin de ne rien laisser passer. Des gardes armés de mitraillettes étaient positionnés partout, tous des hommes communs dominés et hypnotisés. Il ouvrit grand la porte principale.
    Cinquante personnes étaient présentes. Sans doute la moitié des magiciens de toute la région entourant la ville, un véritable triomphe étant donnée l'individualité sévère de certains d'entre eux.
    Il prit quelques verres de vins et discuta ça et là avant d'amorcer son discours.
    « Vous le savez tous, le collectionneur, le français, a décidé de se laisser aller à la mort, et beaucoup ont les yeux sur son héritage... »
    Le discours continua, expliquant à chacun qu'il fallait s'entraider face aux étrangers, former une alliance immortelle entre les différentes traditions...Au bout de plusieurs minutes, un éclat de rire retentit dans la salle.
    L'homme se tenait les côtes, était presque à genoux à force de rire. Georg remua immédiatement ses doigts derrière son dos, ses yeux s'illuminèrent...
    Pas de sortilège sur lui, il se moque de moi.
    Georg envisagea de le faire immédiatement cribler de balles, mais décida d'amorcer une forme de débat.
    « Je constate une objection, présentez-vous.
    - Une objection ? Répondit l'homme retenant péniblement ses rires. Je n'objecte à rien, ce numéro est fantastique ! »
    La salle s'offusqua, on s'écarta de l'inconnu.
    « Quant à me présenter, poursuivit-il avec plus de contenance, cela n'a pas d'importance. Un cadavre a-t-il intérêt à connaître le nom des vivants ? »
    C'était clairement une menace, les mitraillettes se levèrent mais Georg leur intima de se contenter de le tenir en joue, sans tirer.
    « Que signifie...
    - Mais rien, reprit-il moqueur, rien votre altesse, je devrais m'excuser. Simplement, votre plaisanterie était drôle. Une alliance immortelle ? Passons l'idée immature selon laquelle nous pourrions nous entendre sans nous entre-tuer pour de petits intérêts particuliers, il y a un autre problème. »
    Tous s'étaient écartés, il était seul, entourés de verres de vins et de fusils.
    « Croyez-vous, déclara-t-il avec un sérieux brusque, que si un milliard de faibles s'associaient, ils pourraient faire quoique ce soit contre cent forts ? Chacun d'entre vous ici n'est qu'une vermine, sans talents, au sang pauvre, d'une ascendance abâtardie à force d'unions déshonorantes avec des métèques et des putains. Vous êtes des porcel... »
    Les détonations retentirent.

    Georg rampait dans une mare de sang. Il s'était pris une balle pendant la fusillade. Il pensa futilement que le terme était inapproprié, une fusillade suggérait qu'il y eut plusieurs partis tirant. Ç'aurait dû être une exécution, ça aurait dû. Il tenta de se remémorer les évènements.
    Les balles avaient à peine pénétré sa peau, il s'était déplacé trop vite pour qu'on le suive. La tête d'un des invités fit un tour à plusieurs degrés, la panique se lança. Les éclairs plurent, les flammes aussi. Un magicien plus sophistiqué qu'un autre avait utilisé l'humidité de l'air pour former des pics de glace. Chaque tentative de l'abattre s'était soldée par un allié touché. Certains, cela dit, moururent d'avoir trop utilisé leur magie, sous le coup de la panique. Les flammes ne faisaient rien à sa peau, la glace pointue ne pénétrait pas, et il n'avait même pas semblé remarqué les éclairs. Le bâtiment commençait à brûler.
    Georg rampait dans une mare de sang quand un pied vint se poser sur son dos. Il se retourna et vit l'étranger, sourire aux lèvres.
    « Tu pensais vraiment, petit roi, qu'un homme de ta carrure pouvait diriger ses faiblards ? Tu es à peine moins puant qu'eux. Le trésor du collectionneur est le droit des plus forts, et il est hors de question qu'une aussi charmante réunion soit gâchée par la présence de déchets. »
    Georg était terrifié, il s'était lui-même pris un couteau qui, par télékinésie, avait volé jusqu'à sa jambe, il pensait son artère perforée étant donné le saignement.
    Le saignement était le dernier de ses soucis, il fallait qu'il se débarrasse de son ennemi, puis qu'il aille chercher des soins.
    Il avait rassemblé dans son bras droit ce qui lui restait d'énergie, la raffina pendant le discours.
    Ses vêtements ont brûlé, son torse est presque à découvert, il n'a ni armure ni protection. A cette distance, ce pouvoir peut percer du diamant.
    L'adversaire fut éjecté à quelques mètres, dans les flammes. Georg tenta de lancer un appel au secours mais une botte heurta à nouveau son visage. Encore lui. Cette fois, Georg abandonna, aucune chance, il ne lui restait plus rien, il était même sur que son apparence avait changé du fait de l'utilisation d'un pouvoir si brutal.
    L'homme le souleva par la gorge.
    « Je n'aurais pas pris la peine de dire quoique ce soit s'il restait la moindre chance que les événements changent. Mais c'était impressionnant, le genre de pouvoir qui sera bon à connaître. Une raclure issue de l'accouplement d'une putain et d'un paysan ne pouvait rien faire avec, mais je te rendrai tout de même hommage en l'utilisant chez le collectionneur. »
    Georg sentit un saignement commencer à sa gorge. Sa dernière pensée ne fut ni pour les deux filles qu'il laissait orphelines, ni pour la femme qu'il laissait veuve, ni pour les plans qui seraient sûrement confiés à un autre, ni même pour les huit enfants nus, suspendus à deux mètres du sol tandis que des tuyaux de métal extrayaient leur vie.
    Sa dernière pensée fut une horreur absolue. Georg fut confronté à l'inacceptable, à la violation de toutes les lois de l'univers.
    Alors que son dernier coup avait pulvérisé les vêtements de son adversaire, il eût le temps de le réaliser : L'étranger n'avait aucun tatouage, pas même dissimulé sous une illusion. Rien.
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